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Cold War

« La lettre d’amour de Paweł Pawlikowski à ses parents est un récit de passion et de politique à l’ombre du rideau de fer. »

– The Guardian

Réalisé par
Pawel Pawlikowski
2018
Drame
PG

Récompenses
Festival de Cannes 2018 : « Prix de la Mise en Scène »
European Film Award : « Meilleur Film », « Meilleur Réalisateur », « Meilleure actrice », « Meilleur Scénario », « Meilleur Montage »
Oscars 2019 : « Présélectionné à l’Oscar du Meilleur Film en Langue Étrangère »
Association of Polish Filmmakers Critics Awards 2018 : « Best Polish Film »

Projection le jeudi 13 juin à 20h30 au Caudan Arts Centre (Entrée Libre)

Pendant les années 1950 et 1960, Zula, une jeune chanteuse polonaise, vit avec Wiktor, musicien, des amours compliquées entre Est et Ouest, sur fond de guerre froide.
En 1949, Wiktor, pianiste et chef d’orchestre d’un groupe folklorique professionnel, fait avec son équipe des compilations ethnomusicologiques sur le folklore polonais en parcourant les campagnes, à la recherche de voix et de chansons authentiques. Zula, une jeune chanteuse, est embauchée lors d’un casting, pour son talent de chanteuse, ses bases de danse et son caractère affirmé. Tous deux tombent rapidement follement amoureux et jurent de ne plus se quitter. Wiktor profite d’un déplacement du groupe à Berlin-Est pour passer à l’Ouest et rejoindre Paris, mais Zula refuse de le suivre.

Il la retrouve en Yougoslavie pour un moment amoureusement fugace alors qu’elle est en tournée du groupe folklorique.
Zula épousera quelques années plus tard un Italien afin de pouvoir quitter légalement la Pologne et rejoindre Wiktor à Paris. Là, ils vivent quelque temps ensemble des amours compliquées, lui pianiste et compositeur pour le club de jazz L’Éclipse, et elle chanteuse de jazz. Mais Zula, sombre dans la mélancolie alcoolique et ne supporte pas le milieu artistique parisien. Elle décide alors de repartir en Pologne. Wiktor rentre dans son pays pour la revoir, mais se retrouve incarcéré dans un camp de travail polonais pour trahison à la Pologne communiste et franchissement illégal de frontières. Mutilé à une main, la carrière musicale brisée, il est libéré au bout de cinq années avec l’appui de l’administrateur du groupe folklorique, devenu le mari de Zula, dont elle a eu un enfant. Wiktor et Zula décident de revenir sur les lieux de leur rencontre pour se suicider ensemble dans une chapelle orthodoxe en ruine et forger définitivement leur amour impossible.